Décider de ce qui a le droit de vous interrompre
Chaque module arrive avec les notifications à fond, parce que ceux qui l’ont fait croient que leur partie est l’importante. Les trente se trompent en même temps.
Trente modules aux réglages individuellement raisonnables produisent ensemble une quantité de bruit déraisonnable. Personne ne l’a conçu ainsi ; c’est ce qui arrive quand chaque partie est raisonnable de son côté.
Un test pour chaque notification
Demandez-vous ce que vous feriez différemment si elle arrivait maintenant plutôt qu’en fin de journée. Si la réponse honnête est rien, elle ne mérite pas d’interrompre : elle mérite une liste que vous lisez quand vous le décidez.
Presque tout échoue à ce test. Une tâche assignée pour la semaine prochaine, un commentaire sur un document, un fichier téléversé, quelqu’un qui rejoint un canal : tout est utile, rien n’est urgent. Le petit ensemble qui passe, c’est en général une personne qui vous attend maintenant, ou quelque chose qui casse.
Coupez à la deuxième fois, pas à la première
Vous ne pouvez pas prédire quelles notifications seront du bruit, et tout couper le premier jour, c’est manquer les deux qui comptaient. Mais la deuxième fois qu’une chose vous interrompt sans que vous fassiez rien, vous avez votre preuve.
Faites-en la règle : à la deuxième interruption inutile venant d’une source, baissez cette source. Cela prend un mois, et vous obtenez des réglages qui correspondent à votre façon réelle de travailler.
Des canaux différents pour des urgences différentes
Une notification sur téléphone, un badge sur le bureau et un e-mail ne font pas la même promesse ; les traiter comme un seul canal explique qu’on finisse par ignorer les trois.
Un partage raisonnable : téléphone uniquement quand quelqu’un vous attend activement, bureau pour le travail en cours, e-mail pour tout ce qui se lit par lots. Dès que l’e-mail arrive pour des choses qui notifient aussi, vous vous êtes appris à ignorer l’e-mail — coûteux, car c’est là que vivent les choses à lire vraiment.
Gardez une chose volontairement bruyante
Le risque d’un bon régime de notifications, c’est de faire taire aussi la seule alerte qui devrait réveiller quelqu’un : un paiement échoué, une erreur en production, une escalade client.
Choisissez ce petit ensemble délibérément et donnez-lui un canal que rien d’autre n’emprunte. Un son qui ne signifie jamais que du réel garde son sens ; dès que deux choses anodines empruntent la même voie, la vraie cesse d’être remarquée en une semaine.
Questions fréquentes
Comment décider de ce qui doit me notifier ?
Demandez-vous ce que vous feriez différemment si cela arrivait maintenant plutôt qu’en fin de journée. Si la réponse est rien, la place est dans une liste lue volontairement, pas dans une interruption.
Faut-il tout couper ?
Pas le premier jour : vous ne savez pas quelles deux comptaient. Appliquez la règle de la deuxième fois : à la deuxième interruption inutile venant d’une source, baissez cette source.
Comment distinguer téléphone, bureau et e-mail ?
Téléphone seulement si quelqu’un vous attend, bureau pour le travail en cours, e-mail pour ce qui se lit par lots. Si l’e-mail double les notifications, vous apprenez à l’ignorer.